Foire Aux Questions

La diffusion des données journalières des pollens et des spores fongiques de l’atmosphère est assurée par notre service et ce dans le but d’informer le corps médical et le public, de l’apparition et de l’évolution des principaux taxons allergisants de l’air. 

Via la rubrique « pollen stations» vous pouvez également suivre l’évolution dans les autres stations. Il vous suffit de cliquer sur le nom de la station et le graphique apparaît. Ces données sont mises à jour chaque semaine.

Un aperçu des totaux hebdomadaires pour tous les taxons recensés, une présentation graphique des résultats et un commentaire hebdomadaire sont disponibles via le « Newsletter »

Cette période ne correspond pas à une période de floraison de plantes allergisantes, il convient de penser à une allergie aux acariens ou à une allergie éventuelle aux spores de champignons des prés et des bois (basidiospores), qui peuvent être nombreuses dans l’air durant les mois de septembre et d’octobre. Certaines d’entre elles seraient responsables d’allergies respiratoires.

1. L’éviction des allergènes La fermeture des fenêtres et des portes est une des mesures les plus efficaces pour éviter le contact avec le pollen. En effet, les grains de pollen sédimentent facilement dans l’air calme. Si vous devez vous rendre à l’extérieur malgré tout, le port des lunettes solaires peut protéger vos yeux. 2. Le traitement médicamenteux La prise des médicaments (antihistaminiques, corticoïdes) diminue les symptômes liés au rhume des foins. Ces médicaments sont prescrits par un médecin. En accord avec votre médecin, vous pouvez également prendre ces médicaments de façon préventive. 3. La désensibilisation Ce traitement est basé sur l’injection de doses croissantes de l’allergène. Le traitement est long et doit être effectué par un médecin. Le traitement optimal se fait cependant par combinaison de ces différentes possibilités. Nous vous conseillons également de suivre les messages concernant la présence de pollens allergisants dans l’air que nous diffusons via la page d’accueil de ce site. Ces messages vous informeront sur les périodes à risques. Sur conseil de votre médecin, vous pourrez établir un schéma de traitement, afin de vous protéger pendant les périodes les plus critiques.

Effectivement, l’air en bord de mer est souvent moins chargé en pollen. Ceci est sûrement le cas en ce qui concerne les pollens d’arbres. Un séjour à la mer durant la période de floraison du bouleau (avril-mai) est souvent bénéfique aux personnes qui souffrent d’une allergie au pollen de bouleau. Cependant, ceci n’est pas la règle en ce qui concerne le pollen des graminées. En effet, l’influence de la direction du vent n’est pas négligeable. Un vent soufflant du large est pauvre en pollen. Par contre, un vent venant des terres peut être aussi chargé en pollen qu’à l’intérieur du pays. Ceci explique pourquoi les personnes souffrant du rhume des foins (autrement dit, allergiques aux pollens des graminées) ne se sentent pas toujours mieux en bord de mer.

La plupart des personnes allergiques ne réagissent pas seulement à un seul type de pollen mais aussi au pollen d’espèces semblables. Ainsi par exemple les arbres de la famille des betulacées (bouleau, noisetier, aulne et charme) et ceux de la famille des fagacées (chêne, hêtre et châtaignier) ont des allergènes fort similaires. On parle alors de réaction croisée. Il faut savoir également que certaines réactions croisées peuvent également se produire entre pollen et aliments. Ainsi la consommation de fruits crus, comme les pommes, les cerises, les amandes, les noisettes et les kiwis, peut chez un bon nombre de personnes allergiques au pollen de bouleau, donner lieu à des problèmes de santé tels que démangeaisons, gonflement des lèvres …

Chaque station est équipée d’un appareil Burkard Volumetric Sampler qui, à travers une fente, aspire l’air suivant un débit de 10l/minute (se rapprochant ainsi du débit ventilatoire humain). Devant l’ouverture, une bande cellophane recouverte de vaseline tourne à la vitesse de 2mm/heure. Une girouette permet de maintenir l’ouverture face aux vents dominants. Toutes les particules atmosphériques sont ainsi récoltées sur la surface piège. Une fois par semaine, le lundi matin, le tambour contenant la bande cellophane est envoyé au service Mycologie & Aérobiologie de l’ISP à Bruxelles. Là, cette bande est découpée en morceaux et montée sur des lames de microscope. L’identification et le comptage des particules atmosphériques se fait au microscope et les résultats sont exprimés en totaux journaliers de grains de pollen par m3 d’air. Et pour le mercredi matin, les différents résultats sont disponibles sur le site web. Comme le capteur de Bruxelles est placé sur le toit de l’ISP, nous pouvons, dans la matinée de chaque jour ouvrable, procéder à la lecture de la bande cellophane.

Les années ne se ressemblent pas ! Le nombre de grains de pollens et de spores fongiques dépend principalement de l’influence des conditions météorologiques : notamment lors de la formation des inflorescences (déjà en été pour certains arbres à floraison hivernale). Les arbres connaissent également le phénomène « cycle physiologique », à savoir qu’une année à forte production pollinique (souvent aussi à forte production fruitière) est la plupart du temps suivie d’une ou de plusieurs années à faible production. Il est à noter qu’une année à forte production pollinique pour un type d’arbre ne correspond pas nécessairement à la même chose pour un autre type d’arbre, même si les deux fleurissent à la même période de l’année. La surveillance sert également à détecter de nouveaux allergènes qui pourraient par exemple apparaître suite aux changements climatiques.

A côté du diagramme actuel des plantes allergisantes qui font partie de notre flore indigène naturelle, nous devons nous méfier de nouveaux intrus qui, sous l’influence du réchauffement climatique, sont susceptibles d’envahir nos régions. Voici quelques exemples de ces « nouveaux » allergènes qui apparaissent spontanément. L’ambroisie (ambrosia), principal responsable du rhume des foins en Amérique du Nord, fut introduit en Europe au début du XXè siècle via le transport de graines. Cette plante herbacée trouva un biotope idéal dans la zone méditerranéenne et élargit son territoire jusque dans la région de Lyon. Ces dernières années, elle est devenue un véritable problème de santé publique dans différentes parties de la Hongrie, dans les régions de Vienne et de Pô. En Suisse également, on la retrouve de manière sporadique dans les régions du Tessin et de Genève. Selon les informations du Jardin botanique de Meise, en Belgique, cette plante serait encore considérée comme plante adventice. Elle ne pousse que de façon sporadique et ses graines ont un pouvoir germinatif limité. Mais un réchauffement climatique pourrait vraiment provoquer des changements. Le danger vient de différentes causes : le pollen est très allergisant et les graines survivent plusieurs années dans le sol. Par ailleurs, cette plante ne fleurit qu’en septembre, ce qui prolongerait considérablement la période à risque pour les personnes allergiques. La pariétaire (Parietaria) est une autre plante fortement allergisante qui sévit dans le sud de l’Europe. En Belgique, on ne la retrouve qu’à certains endroits. Elle pousse abondamment, par exemple, sur les murs le long des canaux à Bruges. L’importance de cette végétation locale pour les allergies respiratoires n’a pas encore été étudiée jusqu’à présent, mais dans ce cas-ci également, le danger d’une extension de territoire suite à des conditions favorables est bien réel. L’exemple suivant illustre l’introduction dans nos contrées de plantes exotiques suite aux tendances actuelles de jardinage L’olivier (Olea europea) est un des grands fléaux du sud de l’Europe. Cet arbre, fréquemment planté pour la production d’olives, appartient, avec le frêne (Fraxinus), le troène, le forsythia et le lilas, à la famille des Oleacées. Etant donné qu’il existe une réaction croisée entre le pollen de ces arbres, toute personne sensibilisée dans le sud de la France, au pollen d’olivier, peut également chez nous rencontrer des problèmes en inhalant du pollen de frêne. C’est pourquoi nous devons prendre les précautions nécessaires lorsque nous importons des oliviers dans nos régions. A défaut, nous nous exposons à un nouveau problème de santé publique d’ici quelques années.