FAQ

Les changements climatiques influencent-ils le diagramme pollinique de l’air ?

A côté du diagramme actuel des plantes allergisantes qui font partie de notre flore indigène naturelle, nous devons nous méfier de nouveaux intrus qui, sous l’influence du réchauffement climatique, sont susceptibles d’envahir nos régions. Voici quelques exemples de ces « nouveaux » allergènes qui apparaissent spontanément. L’ambroisie (ambrosia), principal responsable du rhume des foins en Amérique du Nord, fut introduit en Europe au début du XXè siècle via le transport de graines.

Pourquoi cette surveillance reste-t-elle nécessaire ?

Les années ne se ressemblent pas ! Le nombre de grains de pollens et de spores fongiques dépend principalement de l’influence des conditions météorologiques : notamment lors de la formation des inflorescences (déjà en été pour certains arbres à floraison hivernale). Les arbres connaissent également le phénomène « cycle physiologique », à savoir qu’une année à forte production pollinique (souvent aussi à forte production fruitière) est la plupart du temps suivie d’une ou de plusieurs années à faible production.

Pourquoi les graphiques des stations de Genk et De Haan ne sont-ils mis à jour qu’une fois par semaine ?

Chaque station est équipée d’un appareil Burkard Volumetric Sampler qui, à travers une fente, aspire l’air suivant un débit de 10l/minute (se rapprochant ainsi du débit ventilatoire humain). Devant l’ouverture, une bande cellophane recouverte de vaseline tourne à la vitesse de 2mm/heure. Une girouette permet de maintenir l’ouverture face aux vents dominants. Toutes les particules atmosphériques sont ainsi récoltées sur la surface piège. Une fois par semaine, le lundi matin, le tambour contenant la bande cellophane est envoyé au service Mycologie & Aérobiologie de l’ISP à Bruxelles.

Qu’entend-on par réactions croisées ?

La plupart des personnes allergiques ne réagissent pas seulement à un seul type de pollen mais aussi au pollen d’espèces semblables. Ainsi par exemple les arbres de la famille des betulacées (bouleau, noisetier, aulne et charme) et ceux de la famille des fagacées (chêne, hêtre et châtaignier) ont des allergènes fort similaires. On parle alors de réaction croisée. Il faut savoir également que certaines réactions croisées peuvent également se produire entre pollen et aliments.

Y a-t-il moins de pollen à la côte qu’à l’intérieur du pays ?

Effectivement, l’air en bord de mer est souvent moins chargé en pollen. Ceci est sûrement le cas en ce qui concerne les pollens d’arbres. Un séjour à la mer durant la période de floraison du bouleau (avril-mai) est souvent bénéfique aux personnes qui souffrent d’une allergie au pollen de bouleau. Cependant, ceci n’est pas la règle en ce qui concerne le pollen des graminées. En effet, l’influence de la direction du vent n’est pas négligeable. Un vent soufflant du large est pauvre en pollen. Par contre, un vent venant des terres peut être aussi chargé en pollen qu’à l’intérieur du pays.

Comment traiter l’allergie aux pollens ?

1. L’éviction des allergènes La fermeture des fenêtres et des portes est une des mesures les plus efficaces pour éviter le contact avec le pollen. En effet, les grains de pollen sédimentent facilement dans l’air calme. Si vous devez vous rendre à l’extérieur malgré tout, le port des lunettes solaires peut protéger vos yeux. 2. Le traitement médicamenteux La prise des médicaments (antihistaminiques, corticoïdes) diminue les symptômes liés au rhume des foins. Ces médicaments sont prescrits par un médecin.

Rhume des foins et asthme en septembre-octobre?

Cette période ne correspond pas à une période de floraison de plantes allergisantes, il convient de penser à une allergie aux acariens ou à une allergie éventuelle aux spores de champignons des prés et des bois (basidiospores), qui peuvent être nombreuses dans l’air durant les mois de septembre et d’octobre. Certaines d’entre elles seraient responsables d’allergies respiratoires.

Comment être tenu régulièrement au courant de la concentration pollinique de l’air en Belgique ?

La diffusion des données journalières des pollens et des spores fongiques de l’atmosphère est assurée par notre service et ce dans le but d’informer le corps médical et le public, de l’apparition et de l’évolution des principaux taxons allergisants de l’air. 

Via la rubrique « pollen stations» vous pouvez également suivre l’évolution dans les autres stations. Il vous suffit de cliquer sur le nom de la station et le graphique apparaît. Ces données sont mises à jour chaque semaine.